Le gouvernement français en quête des données de voyage

Réservation en ligne, comparaison d’offre de séjour sur des sites spécialisées… Les démarches de préparation d’un voyager à l’étranger se font désormais sur la internet pour une grande partie des français. La pratique est à la fois simple et efficace, ce qui représente un atout des plus intéressants. Seulement face à ce changement d’habitude des voyageurs, l’Etat se doit d’ajuster ses contrôles. Elle se lance donc dans la mise en place d’un nouveau système visant à collecter les données en relation avec le voyage. Quel est le but de ce nouveau service officiel ? Quelles sont les actions qui peuvent découler de la récolte de donnée de voyage ? Nous faisons le point sur le sujet pour mieux comprendre ce dispositif et ses implications.

Un nouvel arrêté concernant les données de voyage

L’arrêté sorti mi décembre 2019 dernier officialise la création du Service National des Données de Voyage. Il s’agit d’un dispositif mettant en valeur la mise en place du centre qui aura pour mission de récolter et d’analyser les informations de voyage concernant le territoire français. Les données concernées sont bien sûr, celles en relation avec les déplacements en relation avec le pays, que ce soit par voie maritime ou aérienne.

Quel objectif ?

Le SNDV ou Service National des Données de Voyage s’intègre dans un programme établis par les compagnies aériennes. Il s’agit du Passenger Name Record également connu sous l’appellation PND. Les informations recueillies par cet organisme seront directement remis aux autorités dont le Ministère de l’Intérieur par exemple. Par extrapolation, il aura donc pour mission de trouver un moyen de récolter le maximum de donnée sur les autres types de déplacements recensé sur le territoire français. Cela inclut les voyages maritimes, terrestres ou encore ferroviaires. Les résultats constituent un spectre plus ou moins important qui fournira aux autorités de quoi faire le suivi des circuits réalisés par chaque voyageur.

Comment fonctionne-t-il ?

Le SNDV agit de deux manières. Son premier rôle est bien sûr d’assurer la récolte des données de voyage recensée sur internet et auprès des différents organismes de voyage. L’entité est en collaboration avec les compagnies concernées de sorte à ce que la récolte des informations se fasse plus facilement. Il s’agit principalement de déterminer le nom de chaque passager sur les vols, croisières et autres moyens de déplacement. Les fichiers contenant ces données sont principalement fournis aux autorités pour des raisons de sécurité. Dans un second temps, le SNDV aura pour mission d’établir un système adéquat pour analyser les données reçues pour adapter les stratégies adoptées par les autres compagnies.

Quelle utilisation des données ?

Toutes les informations recueillies par l’intermédiaire du SNDV seront à destination du Ministère de l’Intérieur. On peut y trouver des données très variées telles que les détails de réservation, d’enregistrement et d’embarquement des passagers par exemple. Les détails de l’arrêté ne s’attardent pas uniquement sur les données des touristes. Le personnel navigateur ainsi que les professionnels des transports seront également recensés lors de cette analyse réalisée par le SNDV. Les autorités pourront alors établir une meilleure sécurité du territoire à travers cette démarche. Elle participe notamment à la sûreté de l’Etat, à la prévention et éradication des actes terroristes, à l’amélioration de la sécurité publique, ainsi que le contrôle de l’immigration. De quoi provoquer des changements conséquents en termes de suivi et protection des frontières.

Les limites de la récolte de donnée de voyage

Bien que l’objet de cet arrêté soit tout à fait louable en termes de protection du territoire, elle présente certaines failles pour les compagnies de voyage et les passagers. Cela inclut par exemple la non-divulgation des informations obtenues par le Centre des récolte de donnée. Au niveau juridique et technique, ces derniers sont exploités tout en respectant leur confidentialité. Contre ce manque de transparence, le SNDV devra créer un service de centralisation des actions pour un meilleur suivi. Grâce à la constitution de cet arrêté, le service aura pour mission d’établir des restrictions concernant la récolte de donnée. Il s’agit d’une manière pour eux de respecter les autres dispositifs visant à un meilleur accès sur les informations de déplacement sans pour autant avoir à affronter la CNIL pour le moment.

Photos : pixabay.com

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